Le procès

Le procès a lieu dans un climat particulier. Jacques Fesch est défendu par l’avocat Paul Baudet, qui plaide : « Jacques Fesch est un être que le hasard a pris dans une action tragique. Il a agi dans l’affolement. Il a tiré dans la folie de la poursuite. Est-ce que, vraiment, il doit être promis à la mort ? La mort que l’on souhaite pour lui est-elle proportionnée à celle qu’il a donnée ? Hier, lorsqu’on le poursuivait, c’était la mort dans le tumulte, dans la déraison. Demain, à l’échafaud, ce sera la mort raisonnée et froide. Hier, c’était la faillite de la volonté trompée par l’instinct animal. Demain, ce sera la froide détermination de vos volontés qui conduira à la guillotine. »

Le jury, sans doute influencé par les articles des journaux, se prononce pour l’exécution du jeune homme.