La béatification

Depuis sa mort, Jacques Fesch a été considéré par les catholiques comme un exemple de rédemption par la religion. Pendant des années, sa veuve et sa fille publièrent les écrits de Jacques Fesch.
Ces textes ont apporté beaucoup de réconfort et de soutien, moral ou spirituel, à un certain nombre de leurs lecteurs. Le 21 septembre 1987, une instance en béatification est mise en place afin d’étudier les faits relatifs à la vie et à la conversion de Jacques Fesch.
En décembre 1993, le cardinal Lustiger, archevêque de Paris, a ouvert l’enquête préliminaire à la béatification de Jacques Fesch : « J’espère, a-t-il dit, qu’il sera un jour vénéré comme une figure de sainteté. »

Des messes ont été dites dès 2007 à Versailles en ce sens.

Concernant la victime, le policier tué en pleine rue dans l’exercice de ses fonctions, il n’est pas oublié. L’Eglise a fait auparavant des gestes dans ce sens. De plus, Jacques Fesch lui-même, ressentait de la culpabilité et voulait payer pour cet acte ; la mort de ce policier, et son souvenir, participe à sa forte et sincère volonté de rédemption. Dans cette histoire, la mémoire de l’agent de police Jean-Baptiste Vergne et sa disparition résonne comme une douleur et une injustice mais aussi comme l’un des pivots de la prise de conscience de celui qui l’a provoqué.